Nouvelles-hybrides http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress Le site de la revue Nouvelles-hybrides et des éditions du Céphalophore entêté Wed, 20 Apr 2016 13:26:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.4.5 dans les arcanes de l’Envolée des books http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10860 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10860#respond Wed, 20 Apr 2016 13:25:32 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10860 le ouikainde prochin (23-24 avril)

au culturellement reconverti couvent des Cordeliers

de Châteauroux,

dans le cadre de la bookophile manifestation

L’envolée des livres,

l’obstiné porteur de tête(s), etienne cornevin, sera présent

en compagnie de ses propres ouvrages (Paçages, Les plis de la robe de la Vierge),

mais aussi de ceux de M.Adman Adam (Notre nain quotidien),

Odile Krok (Croquotidiens),

Professeur Ding (Éléments de troglologie),

Nicéphore Iniepce (52 Instants tannés),

Esteban Hornwine (Manuel du chasseur de livres monstres),

ou Evin Nore (Like Haïkes)

[l’expérience montre que ces auteurs inventent toujours des excuses de dernière minute pour justifier leur absence, mais ils autorisent généreusement leur éditeur à écrire des dédicaces  à leur place]

°

Où ? Sur le stand de la librairie Arcanes

Quand ? le samedi de 14 à 18 heures, et le dimanche de 10 à 18

Que faire ? Libérez un rayon de votre bibliothèque, brisez votre tirelire, et accourez avant que tout n’ait disparu ! (raison supplémentaire : pour chaque achat, vous aurez droit à un dédicacificque entrechat de l’auteur lui-même – ou de son représentant attitré)

°

* vous trouverez d’amples renseignements sur ces divers chefs-d’oeuvre

en allant sur le site

(où vous êtes, si vous lisez ceci)

à la rubrique Catalogue 2016

 

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PAÇAGES (araphrases et milluminations) http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10773 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10773#respond Wed, 20 Apr 2016 12:40:13 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10773 °

Éditions du porteur de tête passeur de muscade

(collophoniquement et dépolégalement

Éditions du Céphalophore entêté)

°

Mise en page 1

°

15,5.21,5.2 cm – couverture rigide, relié, 216 pages –

190 exemplaires à 30 € pièce

10, numérotés de 1 à 10,

accompagnés d’un collage original signé

de Nicéphore Iniepce

constituent le tirage de paçage en tête

(et sont acquisitionnables pour 100 € de plus)

°

Qu’est-ce ? Encore un livre de poésie philousofoque transcendantale !

en forme cette fois de recueil de pensées

auvergnatiquement déguisées en penchées

(à moins que ce ne soit le contraire)

°

Titre ? PAÇAGES. Peut-être parce que chacune de ces penschées

perce un passage entre des items mentaux ordinairement séparés,

et que la cédille sourit

(comme Robert Filliou et George Brecht le savaient bien)

°

Sous-titre ? araphrases et milluminations. Serait-ce que l’auteur se prend pour un nouveau Rimbaud, version perroquet à mille pattes ?

°

Auteur ? Un des hétéronymes d’Odile Krok, Evin Nore, Adman Adam, Professeur Ding, Nicéphore Iniepce (qui, en guise d’illustrations, a réalisé de très beaux collages), Homar da Lor, Lo Tréamong, Esteban Hornwine ou Hermann Krankwein : etienne cornevin (que certains supposent être le véritable auteur des élucubreurs précités, mais les intéressés ne partagent pas tous cette opinion)

°

Maison d’édition ? Les éditions du Céphalophore entêté, comme d’habitude, qui apparaissent cette fois en première de couverture comme

Éditions du porteur de tête passeur de muscade

(pour la dimension jeu de bonneteau de ces pas trop sages pensées-passages, sans doute, mais ici vous n’avez rien à perdre, et tout ce que la poésie peut offrir à gagner)

°

des « bonnes feuilles » ?  il n’y en a pas d’autres, alors au hasard

°

JE gardien Je qui dans la nuit te souffle les claires réponses

aux obscures questions de la veille Je qui dans la bibliothèque

guide ta main vers le livre jamais lu

dont tu vas comprendre bientôt
qu’il est exactement celui qu’à ce moment de ta pensée tu

aurais dû chercher, si tu en avais connu l’existence

 

bleur fleue

   un artiste lapin turc

                                                               le veau d’or ne dort jamais que d’un oeil

 

                   les bandes et les légions de monstres incognito

                   qui peuplent la Nature

 

la sublimation est une affaire d’r     exemple :

  la merdre est la sublimation de la merde

  « être dans la merdre » évoque

une cuve de raisin que l’on foule

 

la rouse porpre est très rouge, mais sur le point

d’éclater comme une vulgaire vesse de loup

 

souris sous cape

ils carracolent dans leurs curriculums

les vagues du désert sont les réponses de Dieu

à nos imprécations

pour ce genre de transport,
il ne prend jamais les moyens communs

pas eu leur ration de génialités alitées

partout où tu vas tu vois
des gens qui soudainement s’endorment

 

sous le règne de l’existentialisme, l’homme

était beaucoup plus vague

°

Comment se procurer ce livre magnifique, qui vous fournira des réserves de jouvence poétique pour tout le reste de votre vie ? (conséquemment rallongée, ce qui est fâcheux pour le trou de la Sécu, mais plutôt souhaitable pour vous, non ?) En envoyant un chèque de 30 € aux Éditions du Céphalophore entêté 84 rue Montaigne 36000 CHÂTEAUROUX (le pochon de corps est offert), ou par Paypal, si je me décide enfin à le réactualiser …

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Être et ne pas http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10850 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10850#respond Sun, 17 Apr 2016 13:44:45 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10850 °

C’était dans un amphi un macchabée

pris d’une pressante envie de communiquer.

En claquant des dents

comme un squelette seulabre

il interlocuta éloquemment

ses collègues macabres :

°

« comme Pépin, père de Charlemagne,

auquel succéda Louis Ier le Pieux,

père de Lothaire Ier, roi de Francie médiane,

Pépin Ier, Louis II et le chauve Charles II

auxquels succédèrent Charles III le Gros

et Louis II le Bègue, suivi de Louis III ,

le roi de Francie occidentale Carlo-

man II, et le Simple Charles III

qui engendra quand même le quatrième des Louis,

poétiquement épithètisé d’Outremer,

qui devait être suivi d’un cinquième (Louis),

non sans passer par un Lothaire,

avant qu’un certain Hugues Capet

ne mette fin

non sans toupet

à la dynastie des Carolingiens,

je serai bref ! »

°

À ce mot les macchabes

relevèrent leur chef

pour demander du rabbe

« Vous vous souvenez du monologue d’Hamlet

méditant sur le crâne du pauvre Yorrick

et se demandant si être ou ne pas être

avec une logique toute mathématique »

°

« Non, on ne s’en souvient pas ! »

dirent les macchabes en échangeant leurs crânes

« d’ailleurs William Shakespeare n’était pas

l’auteur des pièces de Shakespeare William »

°

« Un peu de sérieux, s’il vous plaît »

reprit l’orateur impatient,

« sinon, chers collègues, je ne pourrai

vous dire ce qui me tourmente.

Voilà. Moi qui suis plutôt comme Yorrick

je me demande si je suis vraiment mort,

puisque je peux penser, parler, pleurer, être ironique,

boire des coups, bien manger, et d’autres choses encore.

Mon problème n’est pas être ou ne pas être,

mais être à la fois mort et vivant,

et ne jamais pouvoir connaître

la mesure dans laquelle je ne suis plus qu’ossements »

°

Un silence intrigué accueillit ces paroles.

Puis on entendit un macchabée pouffer

et deux, trois, … tous, comme si c’était très drôle.

Furieux, l’orateur hurla : « il n’y a pas de quoi se marrer ! »

Mais les rires et le tapage de métacarpes redoublèrent.

°

« Macaques ! Bouchi-bazouks ! Anacoluthes ! Triples huns !

Crétins du Népal ! Perroquets à perruque ! Noix de croco ! Cathéters !

Harengs saurs ! Xylophones aphones ! Résidus de Tarte Tatin ! »

°

Ces abrutis de macchabes ricanaient toujours plus fort,

et notre héros, au bord des larmes, s’apprêtait à partir

quand il comprit : « eux-non plus ne sont pas vraiment morts,

puisqu’ils peuvent penser, parler, jouer et même rire. »

°

Ils ont donc raison

de se moquer de moi

mais pourquoi donc

n’en souffrent-ils pas ? »

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Grande exposition de tableaux de Rudolf Fila à Bratislava ! http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10833 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10833#respond Sat, 09 Apr 2016 16:14:41 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10833 Sous le titre Célébration de la peinture (les organisateurs auraient pu ajouter « et du désir« ), on peut voir à Bratislava, au palais Pálffy, de nombreux tableaux de Rudolf Fila (19.7.1932 – 11.2.2015)*. Si vous voulez précéder la postérité en vous persuadant dès maintenant et de visu, avec la collaboration de votre conscience critique critique, qu’il s’agit tout simplement d’un des plus grands peintres de notre temps, n’hésitez pas à faire le voyage, Bratislava n’est après tout qu’à une journée de route ou deux heures de vol de Paris. Vous avez jusqu’au 5 juin (celles et ceux qui sont sujets au syndrome de Stendhal feraient mieux de se faire accompagner).

*

1 Fila (5)

nous y sommes (photo Ján Šuba)

2 Oslava maľby

on brûle ! (Photo Ján Šuba)

5 Le visage de la Gorgone (Hommage au Caravage) 1977

Le visage de la Gorgone (Hommage au Caravage, 1977) (Photo GMB)

4 le fil d'Ariane 1973 GMB

Le fil d’Ariane, 1973 (photo GMB)

3 Triplés 1966 GMB

Trinitaires, 1966 (photo GMB)

6 Évasion 1990

Évasion, 1990 (photo Ján Šuba)

7 Sur le nez et sur le menton 1990

Sur le nez et sur le menton, 1990 (photo Ján Šuba)

8 Surpeinture 1991

Surpeinture, 1991 (photo Ján Šuba)

9 méta-Fila 2016

doigt montrant une autre sorte de lune, peinte (photo Ján Šuba)

(on rappelle aux idiots qu’ils doivent regarder le doigt; les sages le fourrent dans l’oeil)

10 douche de couleurs

Fleurie ?  (titre et année en attente) (Photo Ján Šuba)

11 2010 Photo SME

Rudolf Fila dans son atelier, 2010 (photo SME)

°°°°°°

°°°

°

* en tapant Rudolf Fila dans le cartouche de recherche sur la page d’accueil du site de Nouvelles Hybrides, vous trouverez pas mal de choses. Par exemple : Rudolf Fila ne nous réveillera plus (http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=8631), La poésie devrait être faite par tous (http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=8646), Petite apologie de la peinture (très modérément impartiale) (http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=8642) ou Bonnard/Fila (http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=9647).

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Éternité perdue, plus ou moins bien retrouvée http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10827 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10827#respond Mon, 04 Apr 2016 12:31:58 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10827 Ce sur quoi réfléchit Alain Finkielkraut dans son livre lucide et courageux sur « l’humanité perdue » (Essai sur le XXème siècle, 1996) se laisse formuler en termes d’être et d’éternité perdue. Le regard totalement dépourvu d’empathie du Doktor Ingenieur Pannwitz sur le Häftling 174 517 (Primo Levi) porte sur un représentant d’une autre espèce, vouée au non être puisque douée – à ses yeux nazifiés – seulement d’anti-qualités (folie de supériorité et de domination, sens des affaires, intellectualité, laideur, puanteur, usurpation de l’apparence humaine), mais dont on peut peut-être tirer quelque chose avant élimination. L’idée démocratique, historiquement récente (le Nouveau Testament, Descartes, Rousseau, les déclarationneurs des Droits de l’Homme), selon laquelle tous les hommes sont également humains, quelle que soit leur caste, leur religion ou leur race, revient à annoncer qu’une nouvelle éternité, fondée sur la célébration de la liberté et du bonheur, est possible, une éternité dans laquelle tous les hommes seraient également doués d’être, et devraient donc jouir des mêmes droits. Réaffirmer, après Pic de la Mirandole, Sartre, Levinas ou Foucault, que l’homme est le seul animal essentiellement libre et imprévisible, revient à dire que son être est d’avoir une multitude d’êtres (voire, façon Sartre, une infinité, ce qui est quelque peu beaucoup excessif). Démontrer que les plus monstrueuses idéologies totalitaires du XXème siècle, – le Nazisme et le Communisme, si contradictoires à de nombreux égards – reposent sur l’exaltation de la Volonté transformatrice de l’Histoire contre tout apitoiement trop humain revient à établir que ces éternités démentes établies par la terreur reposaient sur la subsomption théorique – sous des pseudo-catégories abstraites (« race », « classe ») – et l’anéantissement pratique de l’irréductible individualité des êtres humains concrets. Illustrer l’ironie de l’Histoire triomphante par des guerres (14-18, 17-23, 39-45) que les progrès techniques ont rendues beaucoup plus interminables, meurtrières et universelles revient à dire que les mêmes facteurs qui devraient servir à l’élévation générale du niveau d’être peuvent désormais servir à précipiter dans le Néant des millions d’hommes – préalablement transformés en figurants échangeables. Montrer que l’humanité retrouvée sous la forme des idéaux compassionnels humanitaires est loin en-dessous de celles de l’Humanisme ou des Droits de l’homme revient à différencier nettement des niveaux d’être et affirmer l’existence d’une limite inférieure en deçà de laquelle on ne peut pas descendre sans passer de l’histoire de l’éternité à l’histoire de l’infamie. Mettre en évidence enfin le destin angelico-touristique de l’homo interneticus, qui vit dans l’illusion enfantine d’un monde fait pour lui permettre de passer sa vie à jouer, revient à rappeler en d’autres termes le théorème pascalien sur l’homme devenant bête à force de faire l’ange : l’ivresse de notre toute-puissance virtuelle n’est qu’une forme de notre jouissance d’être, qui ne devrait pas nous faire oublier les autres, plus sensibles, sensuelles, réelles et, peut-être, sûres.

Ouf ! désolé de vous avoir infligé ce pense-homme. Mais il faut bien essayer de réfléchir à ces choses on ne peut moins drôles, si on ne veut pas qu’elles se répètent. D’ailleurs, on peut aussi dire l’histoire de la mort et de la résurrection de l’humanité au XXème siècle comme une histoire de la mort et de la résurrection du rire (propre de l’homme selon un philosophe de l’Antiquité beaucoup trop oublié) : « Belle époque » = apothéose de l’humour ; Première guerre mondiale = on ne rit plus ; 1917-1989, dans les pays soviétisés = on ne rit que des ennemis de classe, désignés par le Parti; 1933-1945, dans les pays nazifiés = on ne rit que des Juifs, Tziganes, homosexuels, fous, et autres sous-hommes; 1945-1981, en France gaullo-sartrienne = on a le droit de rire à nouveau, mais on en use avec modération (Ionesco, Queneau, Vialatte, Chaval, Topor, Bizarre, Caradec redécouvrant Allais et l’humour fin-de-siècle, les ‘pataphysiciens redécouvrant Jarry – sans l’humour ! -, Hara-Kiri hebdo, Charlie mensuel, Charlie hebdo,  …); 1981-2016, en France mitterando-chiraco-jospino-sarkozo-hollandienne = Jacques Martin et Pierre Desproges ouvrent la voie à une dérision tous azimuts, et inaugurent le règne des humoristes télévisuels, qui, en ridiculisant systématiquement tous les personnages publics, se rendent facilement aussi horripilants que leurs victimes.

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Pervers nazissiques (ou sadiques idéalistes) http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10822 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10822#comments Sun, 27 Mar 2016 16:52:12 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10822 Vu dans une série policière, « Section de recherches », un beau spécimen du type humain peu ragoûtant de ces gens qui, étant convaincus de leur infinie supériorité sur les autres, se sentent on ne peut moins « gens », et humilient régulièrement les personnes de leur entourage qui les admirent sans se rendre compte qu’ils les détruisent (ce qui est très logique, puisqu’à leurs yeux ils n’existent pas). Autoproclamés propriétaires de l’Être, convaincus que tous ces gens qui ne sont rien – et qui peuvent être leur femme, leur maîtresse, leurs enfants, leurs collègues de travail – doivent s’estimer heureux de recevoir les miettes de leur gloire. Les psychologues s’occupant de la médecine du travail se sont rendu compte depuis quelques années que ces salauds perfectionnistes n’étaient pas rares dans les postes de direction, où leurs critiques continuelles poussaient assez souvent les employés les plus idéalistes au suicide, à la dépression ou au « burn out », et ils ont forgé pour eux la catégorie de « Pervers narcissique ». À une époque qui a fait du narcissisme la première des vertus, et qui a « normalisé » la plupart des perversions d’autrefois (homosexualité, sadisme, masochisme, voyeurisme, exhibitionnisme), le terme est plutôt gentil. Et, toute perversion étant plus ou moins ouvertement narcissique, passablement idiot. Quelque chose comme « Ordure BCBG » serait plus scientifiquement correct. Ou encore « Sadique idéaliste ». Car comme les sadiques sadiens, ils jouissent d’humilier et de faire souffrir leurs victimes, mais alors que cette source anti-morale du plaisir est déclarée et justifiée par le Marquis et ses disciples, elle est chez ces tordus à demi consciente seulement, et donc tue, voire extérieurement combattue. Une telle dénomination offrirait en outre l’avantage d’éclaircir la vieille question du sadisme des nazis, récusé par les défenseurs de l’héritage censément libérateur de l’auteur des 120 journées de Sodome. Les nazis étaient eux-aussi des sadiques idéalistes, qui humiliaient et anéantissaient ceux qu’ils considéraient comme des « sous-hommes » (Untermenschen) pour le Bien du monde et, tout bien considéré, pour leur propre Bien : puisqu’ils ne méritaient pas de vivre, ils leur rendaient service en les débarrassant de l’existence (accessoirement, cela ne faisait pas de mal aux bourreaux de s’emparer des biens de leurs victimes : un tel dévouement mérite quelques compensations). Les nazis n’auraient jamais autorisé la publication du plus mesuré des écrits de Sade, et leurs doctrines meurtrières sont infiniment plus fausses, mensongères et inacceptables, mais le fond inhumain de plaisir dans l’humiliation des autres traités comme des choses est commun, et les victimes désillusionnées comprendront facilement, sans doute, que celui ou celle qui se révolte aujourd’hui contre un crypto-sadique de cette tartuffesque farine le traite de nazi et entreprenne, quoiqu’il doive lui en coûter, de hâter son passage de l’autre côté.

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Fin du Temps http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10817 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10817#respond Sun, 27 Mar 2016 14:26:50 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10817 Poupées gigognes des temps et des durées. Le Temps n’existe pas : la variable « t » des mathématiciens n’est pas le temps immédiatement associé à une vitesse et traduit en distances parcourues par la lumière des astro-physiciens (qui ont réussi à calculer que la barbe de l’univers était longue de 15 milliards d’années environ), qui n’est pas le temps des géologues (qui comptent en milliards et millions d’années – Ga et Ma -, et pour qui tout commence avec la formation de leur planète préférée il y a 4,54 Ga), qui n’est pas le temps des paléontologues (pour qui les affaires sérieuses commencent à la fin du Protérozoïque – « avant l’animal » -, il y a 541 Ma – et vont du Cambrien – de 541 à 485 Ma – jusqu’au Crétacé – 145 à 66 Ma -, à la rigueur au Tertiaire – 66 à 2,58 Ma), qui n’est pas le temps des préhistoriens (pour qui c’est seulement avec l’apparition d’Homo, il y a environ 2,8 Ma – soit 17 secondes sur l’horloge qui mesure symboliquement l’histoire de la Terre -, que l’histoire devient intéressante), qui n’est pas le temps des archéologues (malgré une intersection où l’on trouve des vestiges de la « culture matérielle » des hommes d’avant l’écriture), qui n’est pas le temps des ethnologues (qui étudient des peuples et des cultures d’ancienneté variable mais encore vivantes, même si ce n’est plus pour longtemps, et dont on peut connaître les idées – mythiques – qu’ils se font sur l’éternité), qui n’est pas le temps des linguistes (la formation d’une langue comme le français, par exemple, a demandé environ 17 siècles, et 4 siècles après sa fixation elle garde la plupart de ses caractéristiques essentielles), qui n’est pas le temps des historiens (chroniquant et synthétisant traditionnellement les « événements » – règnes, guerres, victoires, défaites, révolutions –, plus attachés depuis Marx et Braudel aux phénomènes de « longue durée » – système féodal ou capitaliste, paysages, art, « mentalités », rapport des hommes aux machines, à la médecine, au sexe, à l’amour, à la religion, …), qui n’est pas le temps des journalistes (pour lesquels seule importe l’actualité), qui n’est pas le temps des psychologues (qui croient que tout l’essentiel se joue au cours de l’histoire individuelle de chacun), qui n’est pas le temps des romanciers (qui transmutent en présent perpétuel le passé comme le futur), qui n’est pas le temps des philosophes (fous qui cherchent à retrouver des permanences éternelles, au-delà des modes et des évènements contingents), qui n’est pas le temps des croyants (encore plus fous qui pensent avoir trouvé ce que les philosophes cherchent), qui n’est pas le temps de nos vies, indécrottablement subjectif et oscillant toujours entre le trop long et le trop court. Et nous sommes simultanément dans tous ces temps incommensurables, totalement insignifiants dans les plus longs, qui nous semblent immobiles, espérant l’être un peu moins dans ceux qui semblent se rapprocher le plus de notre portée.

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Le bel Aujourd’hui et Glacier le transparent (l’Yonnais contre le Lyonnais) http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10764 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10764#respond Thu, 17 Mar 2016 15:13:45 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10764 Comme chaque année à la même époque, l’affrontement entre le champion des Yonnais (on ne dit plus « icaunais » : Cf http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10760) et le champion des Lyonnais, dont l’issue fixe pour un an la primauté des uns ou des autres, a bien eu lieu, devant un public nombreux quoique frigorifié. D’un côté Aujourd’hui, lyonnais, de l’autre Glacier, yonnais. C’est le fameux chroniqueur sportif Stéphane Mallarmé qui, dans son style fleuri légendaire, nous relate cette rencontre :

Le vierge, le vivace et le bel Aujourd’hui
va-t-il nous déchirer avec un coup d’L ivre
ce lac dur oublié que hante sous le givre
le transparent Glacier des vols qui n’ont pas fui ! *

* Tout le monde peut constater qu’Aujourd’hui, le lyonnais, est en effet vivace et bel, si bien qu’on a tendance à le croire vierge, mais c’est une licence poétique et plus encore journalistique de l’affirmer tel ; Aujourd’hui, paralysé par Glacier, va-t-il faire usage de son L, la fameuse arme secrète – enfin, plus tant que ça – des lyonnais ? Glacier, pour mieux ôter toute possibilité de riposte à son adversaire, s’est fait transparent ! C’est un procédé à la limite de la déloyauté, mais rien dans le règlement du combat ne stipule qu’il ne doit pas en être fait usage ; ces « vols » conservés par Glacier à l’abri des regards, ne sont-ils pas des anabolisants ? mais les contrôles anti-dopage n’ont rien décelé.  

Un cygne d’autrefois se souvient que c’est lui
Magnifique mais qui sans espoir se délivre
Pour n’avoir pas chanté la région où vivre
Quand du stérile hiver a resplendi l’ennui.*

* Aujourd’hui est également connu comme Le cygne, à cause de sa blancheur (il est plus albinos qu’un albigeois), de son cou long et mince, et de sa sus-mentionnée L ; la prise imparable de Glacier lui laisse le temps de – douloureusement – méditer sur sa magnificence passée, et sur l’énorme acte d’intelligence négative qu’il a commis en ne partant pas « à tire d’L » vers des régions plus clémentes quand, pour parler comme le poète, « la bise fut venue ».

Tout son col secouera cette blanche agonie
Par l’espace infligée à l’oiseau qui le nie,
Mais non l’horreur du sol où le plumage est pris.*

* Aujourd’hui tortille encore du cou, mais c’est bien tout ce qu’il peut bouger : Glacier, non sans ironie, s’est fait lourd comme la gare de la Depardieu un jour de grève. On ne voit plus comment le lyonnais pourrait échapper au yonnais.

Fantôme qu’à ce lieu son pur éclat assigne,
Il s’immobilise au songe froid de mépris
Que vêt parmi l’exil inutile le Cygne.*

* Ça y est ! Aujourd’hui ne bouge plus. Glacier l’a métamorphosé en statue de glace, toujours belle, certes, et pas moins vierge qu’au début de la rencontre, mais plus vivace du tout.

Le récit de notre chroniqueur, désireux peut-être de produire un effet à la Gaspard-David Friedrich, s’interrompt sur cette vision tragique, mais, heureusement pour le moral des lutteurs, il y a eu une suite : le public yonnais applaudit à tout rompre, et la chaleur de cette approbation claquante amène Glacier à relâcher un peu sa froidure, mais il en faudrait plus pour qu’Aujourd’hui se déstatufie ; les yonnais, bons bougres, débouchent quelques bouteilles de Chablis Premier Cru, servent à boire à tous les présents, et entonnent l’hymne national bourguignon : « Chevaliers de la table ronde / goûtons voir si le vin est bon / Chevaliers de la table ronde / … Les lyonnais, beaux joueurs, reprennent en choeur, et le bel Aujourd’hui tout-à-coup s’ébroue, retrouve sa voix et s’écrie : « À boire !« . On lui remplit un verre qu’en un éclair il vide et à nouveau il s’écrie : « À boire !« . On lui re-remplit son verre qu’en un éclair il vide et à nouveau il s’écrie : « À boire !« . On lui re-re-remplit son verre … jusqu’à ce que son nez soit d’une rougeur caronculaire, et tous les petits malins qui n’attendaient que ça se mettent à scander : « le chant du Cygne ! le chant du Cygne ! … » Il s’exécute (= il chante, ne soyez pas aussi littéraux !), en choisissant malicieusement l’hymne national breton (« Ils ont des chapeaux ronds / vive la Bretagne / …« ) qu’il chante avec ses tripes (à la mode de Lyon). Yonnais comme lyonnais trouvent que c’est spirituel, oecuménique et pour tout dire finhystérique : ils reprennent en choeur, et tout se termine dans la bonne humeur et quelques autres liquides plus ou moins sympathiques.

N’empêche, pour l’année prochaine, les lyonnais devront probablement se trouver un autre champion. 

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Raymond Queneau en Prince de l’Avatar http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10758 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10758#comments Tue, 15 Mar 2016 23:37:04 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10758 Le dernier numéro (41) des Cahiers Alexandre Vialatte * rassemble des contributions à Paris Match, écrites entre 1954 et 1963. Articles sur Paulhan, la fête des pères, le 14 juillet (sans lequel la terre « serait comme ma grand-mère sans son chapeau à plumes »), les vacances, les cartes postales (qui « reflètent en noir ou en couleurs les merveilles de la création : le babouin, le Mont Blanc, Tino Rossi, le nouvel immeuble de la poste et la place du nouveau marché »), les clés de l’art moderne, Marguerite de la nuit (de et d’après Pierre Mac Orlan), Il Bidone (qui, étant composé de parties dures et de parties molles, est typiquement humain, donc italien car « rien n’est si italien que l’homme »), Marie Stuart au Vieux Colombier, Bernard Zimmer (inventeur de Bava l’Africain, qui « agonisait avec ce mot grandiose : C’est la première fois que je meurs dans mon lit »), Les tueurs de dames, Roland Petit et Zizi Jeanmaire, la faute de français (peut-être une réussite de style), les pieds de l’homme (remplacés par des roues ou roulettes), la Fin du Monde (où l’on apprend que « les meilleures prophéties ne sont vraies qu’après coup »), les abeilles viennent-elles de Vénus ? (non, car l’homme, qui fut longtemps « une pipistrelle qui aurait le bachot », a probablement « vu le jour sur la même planète que l’animal »), le tableau qui guérit, Qu’a-t-on fait de la Bastille ? (du beurre, pour le garde-manger du citoyen Palloy), des records et des fleuves (vaste méditation sur cette curieuse manière de vouloir être le plus grand qui consiste à revendiquer le record de la petitesse), un horoscope pour 1962 (en Février, « le loup consommera principalement de petits fonctionnaires ruraux » ; en Novembre, « le fou du village ramassera les lettres dorées des couronnes mortuaires pour en composer des proverbes »), les changements de Paris (« on aperçoit beaucoup moins, dans le métro, de messieurs et de dames qui s’embrassent. Que font-ils ? Ils suivent le bœuf. »), le strip-tease, nouveau métier (qui « consiste à montrer l’envers de l’être humain »), Paulhan entrant à l’Académie française (« Paulhan apporte, lui, le souci du langage. Il ne s’est guère occupé d’autre chose dans toute son œuvre. » / « Ce qui trompe, avec Paulhan, c’est qu’il aime à surprendre. Depuis que les hommes fréquentent la vérité, ils sont fatigués de la voir nue ; c’est toujours le même uniforme. Paulhan excelle à la monter déguisée en folle de Chaillot. »), Saki, père de l’humour noir (qui « rit du crime parce que ses crimes punissent généralement le bourreau /…/ Ses bébés applaudissent le loup qui mange la petite fille sage, y compris ses médailles tintantes d’obéissance et de ponctualité. »), la bataille de Pavie reconstituée par Giono (« son livre est beau comme ces grandes tapisseries de l’époque où la gendarmerie monte de gros percherons »), le retour d’un inquiétant gentlemanil suffit, dans l’univers de Fantômas, de mettre rapidement une fausse barbe ou un scaphandre, que la prudence conseille toujours aux policiers d’emporter au fond de leur valise, pour ressembler aux yeux de tout le monde à qui l’on veut ; il suffit d’un cache-nez pour être pris pour le tzar. »), un panorama de l’actualité (où il est beaucoup question du petit avenir des grosses têtes, et du grand des petites). Plus deux longues études très fouillées sur les histoires peu ou in-croyables mais vraies de la stigmatisée Marthe Robin et du peintre révolutionnaire malgré lui Edouard Manet.

Tout cela très inattendu et fantasque, ami de la drôlerie et souvent drôle, en même temps que supra-philosophique, supra-rigoureux et supra-pertinent. De quoi achever de rendre illisible la plupart de ce qui se publie aujourd’hui, à Paris Match ou ailleurs.

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Je ne veux pas refaire ici l’éloge de Vialatte (déjà fait, dans le cadre de cirq’onférences sur « Les as du crétinisme artistique », et publié dans le n° précédent des Cahiers) : seulement donner envie de lire le portrait de Queneau qu’il a intitulé Raymond Queneau ou le Prince de l’Avatar (1955), et qui est, àmonpluzoumoinzimblavi, la meilleure caractéristique jamais donnée de l’auteur du Chiendent, des Exercices de style et de Pierrot mon ami. Quelques extraits peut-être y suffiront :

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« Raymond Queneau est certainement un des plus curieux mammifères du XXème siècle occidental.Assis d’une main sur le fauteuil Goncourt, il s’appuie de l’autre sur le Collège de Pataphysique, qui a hérité de la pensée du Père Ubu (C’est le plus grave sanctuaire de loufoquerie érudite). Il y occupe un rang majestueux : quelque chose comme Grand Moutardier du Logarithme bifourchu ou Provéditeur des Phynances, ou Hérisson Cosmogonique des Apparences

/…/

il a l’air d’une clef de sol dans un fauteuil Morice. Il se tait en penchant la tête. Son petit œil luit avec des malices d’éléphant. Et tout à coup il rit d’un rire qui ébranle les murs. « Vous avez dit que j’avais dit que M.Dupont avait écrit l’ouvrage le plus stupide du siècle. Il faut retirer ça, je vous en prie. Toute sa famille m’a écrit que c’était vrai. »

/…/

Queneau, lui, dans cette aventure, transmute les mots en autres mots : il les transforme l’un dans l’autre, il les déforme, il les reforme, il les reforme, il les conforme, il les découpe, en jette les morceaux comme aux dés et regarde ce qui en résulte. Il a quatre-vingt-dix neuf façons de raconter que, sur une plate-forme d’autobus, un monsieur a besoin d’un bouton à l’échancrure de son pardessus ; par voie de litote, de « partie double », de « synchise », de « logo-rallye », d’ »homéoptote », et d’onomatopées

/…/

Ses romans sont aussi des aventures du mot, des épopées comiques du verbe. L’homme s’y présente sous un aspect calamiteux. Il est à l’homme ce que le mégot est au cigare. On ne le trouverait pas dans Plutarque. On aurait plus de chance dans Céline. Tous ses romans sont faits de personnages miteux, parlant un français marmiteux dans des banlieues calamiteuses. Le chômeur, l’argot, le terrain vague et la plate-forme d’autobus en fournissent toute la majesté. S’ils entrent dans la poésie, c’est par un certain halo lunaire. Car l’Avatar est par lui-même un Luna-Park : il n’est de poésie que de la métamorphose.

/…/

C’est l’Avatar qui explique ce caractère hybride** qui fait de Raymond Queneau un grand rhétoriqueur et un conservateur de la haute littérature (il dirige une biographie des plus grands écrivains du monde), un chimiste de laboratoire, un amateur de contrepèterie, pessimiste, narquois, sordide, amateur de vieilles boîtes à conserve, d’argot crasseux, de traîne-savates, d’idiots complets et d’abouliques décourageants, pailletés tout de même comme le clown de Banville : car une vieille boîte de sardines, dans un terrain vague, à minuit, reste quand même un miroir de la Lune.

/…/

Zouave, cantonnier, employé de banque, bref, Prince en tout de l’Avatar, il resterait énigmatique si l’on n’apprenait tout à coup qu’il a vu le jour, comme Jean Dubuffet, au Havre et à la même époque :

Je naquis au Havre un 21 février

En 1900 et 3

Ma mère était mercière et mon père mercier

Ils trépignaient de joie.

C’était peut-être Vishnou lui-même, Dieu de l’Avatar, qui venait se réincarner entre le rayon du bas de coton mercerisé et le tiroir des boutons-pressions. »

°

* susceptibles d’être acquis en échange d’un chèque de 25 euros, adressé à l’Association des Amis d’Alexandre Vialatte 11, rue d’Assas 75006 PARIS, qui vous vaudra ipso facto de devenir membre de l’AAAV – ou, plus simplement, ami d’Alexandre Vialatte (ce que vous étiez peut-être déjà dans le for bien défendu de votre intériorité, sans avoir pris la peine d’officialiser vos sentiments) – et donc destinataire de la sus-mentionnée annuelle publication.

** c’est peut-être également l’Avatar qui explique qu’une revue intitulée Nouvelles Hybrides ait consacré tout un de ses numéros à Raymond Queneau (Cf http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=7975)

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To be yonnais or not http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10760 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10760#respond Tue, 15 Mar 2016 11:26:28 +0000 http://nouvelles-hybrides.fr/wordpress/?p=10760 Alain & Wasthie Comte, envoyés spéciaux de La Berlu dans le vaste monde, ont vu, de leurs yeux vu, et subséquemment photographié, la plaque suivante (certainement pas apposée sur un cageot de cornichons, qu’hélas on ne produit plus dans cette belle région) :

°

Made in Yonne

°

La formulation correcte aurait été, bien entendu,

Mad en Yonne (France),

mais le monde étant devenu fou …

°

Nous profitons de l’occasion

pour élever une vigoureuse protestation

contre la proposition

de mettre sur les lamas élevés dans le 89

LAMA YONNAIS

qui est une véritable provocation

à des jeux de mots d’un goût plus que douteux

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